Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Ibrahim Bouderbala, a mis en garde, mercredi 29 juillet 2026, contre l’utilisation des téléphones portables pour filmer à l’intérieur de la salle des séances plénières, affirmant que toute personne enfreignant cette interdiction sera directement déférée devant le ministère public.
Cet avertissement a été lancé à l’ouverture de la séance plénière consacrée à la poursuite de l’examen de deux projets de loi portant approbation de conventions de garantie au profit du Groupe chimique tunisien (GCT), destinées à contribuer au financement des importations d’engrais. Ibrahim Bouderbala a insisté sur le fait que l’interdiction de filmer à l’aide de téléphones portables serait appliquée avec la plus grande rigueur.
Réagissant à cette déclaration, Jihene Louati, membre du bureau exécutif du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), a estimé que la menace de déférer devant le ministère public « toute personne » filmant à l’intérieur de la salle des séances constitue, selon elle, une menace pour le travail journalistique au sein du Parlement. Elle relève notamment que la formulation employée est générale et ne se limite pas aux députés, ce qui pourrait inclure les journalistes accrédités chargés de couvrir les travaux de l’Assemblée. Elle ajoute que cette orientation soulève des interrogations juridiques au regard du principe de légalité des délits et des peines et pourrait avoir des répercussions sur la liberté de couverture médiatique ainsi que sur le droit des citoyens à suivre les travaux de l’institution législative.